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BONOBO NOREEN ...KAREN POUR LE ROMAN LY 2008
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Auteur: voilier |
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Date: 2008-04-07 09:03 |
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Votes: 2 x
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Resumé |
Description technique |
Exif |
Le debut du roman...
J’ai le cancer.
Karen.
A moi… A moi qui un soir me suis couchée en me disant que j’aimerais me réveiller le lendemain pour m’apercevoir que ce n’était qu’un mauvais rêve. A moi qui, au réveil, me suis dit : « ce n’est pas un mauvais rêve, c’est malheureusement bien vrai. »
À vous tous que je tiens à remercier,
A mon mari et mes enfants, ma famille, mes amis réels et virtuels, pour tout votre soutien, vos encouragements, votre compréhension, votre présence et surtout votre patience dans ces moments difficiles que je vis à travers mon cancer, devenu réalité pour moi et ceux qui m’entourent.
Que se passe-t-il lorsqu’on apprend qu’on est atteint du cancer ? Quelle a été ma première réaction ? Comment puis-je vivre une telle situation, me débattre contre la mort alors que tout espoir de guérison a disparu ?
Comment trouver le courage de tenir le coup ?
Le 11 septembre 2000, j’apprenais que j’avais un cancer du sein.
Inconsciemment je le savais déjà, mon corps m’avait donné plusieurs signes avant-coureurs. Je n’oublierai jamais cette date car c’est là qu’a débuté ma bataille. J’ai eu du mal à comprendre ce qui me tombait dessus. Pourquoi et pas l’autre à coté, pourquoi je suis jeune et belle, pourquoi cette salope de maladie vient bouleverser ma vie. Je suis égoïste et alors !!! J’aurais voulu pleurer, crier, hurler, en l’espace d’un instant tout s’écroulait. J’en avais le souffle coupé ! J’ai tout de suite pensé à mes enfants ; je n’ai pas peur de mourir, mais peur de souffrir, oui, et d’être séparée de ceux que j’aime, peur de l’inconnu, aussi, et des examens à passer, de mon opération à venir, des traitements, de la chimio, des radios…
Si peur…
Cette nouvelle réalité a pris beaucoup de place, trop de place, je ne suis plus aujourd’hui qu’un cancer. Derrière les apparences de courage, de confiance et de force que je me donne, je me sens écrasée, j’étouffe à l’intérieur, je suis en morceaux. Je suis terrorisée en pensant aux prochains mois de souffrances qui se profilent comme une marée noire.
Je ne connaissais rien au cancer. Maintenant que je fais partie de ce club les termes tumeurs, cancers, métastases, oncologies, radiothérapies, chimiothérapies font désormais partie de ma vie quotidienne.
Le 3 octobre 2000, on enlevait ma tumeur et l’on grattait le muscle sous mon sein droit. Le chirurgien me dit que l’opération fut un succès : « Il n’y a plus de cancer ! . C’était une bonne nouvelle mais, une semaine et demie après l’intervention, je commençais les traitements de chimio qui me rendirent très malade et très faible. Mon système immunitaire fut complètement détruit après un seul traitement et mes globules blancs réduits à néant.. On me donna un nouveau traitement, le Neupogen, afin de remonter mon système et continuer les traitements sans délais. Après 4 cycles, ils décidèrent d’arrêter la chimio, ce qui n’était pas bon signe puisque j’aurais du en avoir six
C’était la preuve que je ne répondais pas bien au traitement. Le médecin me dit que mon cancer était très agressif et qu’il y avait très peu d’espoir de me sauver. Cette nouvelle fut un choc terrible. Je pleurais beaucoup et ne mangeais plus.
Bien entourée, je reçois beaucoup d’appui et de réconfort mais intérieurement je reste seule. J’ai très peur, j’angoisse, je déprime... Je sais que mon mari et ceux qui m’entourent se sentent impuissant mais ils restent positifs afin de m’aider. Ils me forcent à m’accrocher à la vie, à garder le courage dont j’ai besoin pour faire face à tout ce qui m’attend. Je sais aussi qu’ils doivent continuer à vivre. Ce n’est pas facile, ni pour moi ni pour eux, je comprends tout ça.
Une question aussi simple que : « comment ça va ? » Devient difficile à me poser car je ne trouve plus de réponse. Je dois garder le moral. Encore une fois ma famille, mes amis m’ont beaucoup aidée, soutenue, encouragée et stimulée pour que je ne baisse pas les bras et que je continue le combat, de toutes mes forces, contre cette terrible maladie. Je terminais la chimio le dix-huit décembre 2000, très beau jour pour moi. Mais c’est loin d’être fini. Les gens autour de moi ont beau me rassurer, je me remets très difficilement, je ne mange pas beaucoup et ne reprends pas mes forces très vite.
À la moindre douleur je m’inquiète. Je vis en permanence dans l’angoisse. En mars 2001, je recommençais mes traitements et dû me rendre à l’hôpital Gatineau tous les matins dès huit heures pendant 5 semaines. Ce fut long, épuisant, déprimant, mais encore une fois j’eus tout le soutien nécessaire pour m’aider à surmonter cette nouvelle épreuve. Après la radiothérapie, je fis une grosse dépression. Je priais beaucoup et c’est là que j’ai trouvé la force de surmonter mon désarroi. L’amour de tous ceux qui m’entourent, de mon mari et de bien d’autres, la foi et l’espoir m’ont redonné le courage dont j’avais besoin. Au printemps 2001, je reprenais des forces, je retrouvais ma joie de vivre et, surtout, l’espoir de guérir. Avec l’aide de Denise je pus travailler à temps partiel ce qui me changea les idées et m’aida à me sentir plus confiante. Tout semblait aller de mieux en mieux. En juin 2001, je ressentis une douleur constante dans la colonne vertébrale. Après une série de tests on m’apprit que j’avais des métastases osseuses dans la colonne vertébrale, deux lésions cancéreuses à la S1 et à la D12. Ce fut un choc ! Encore un autre choc…
Je m’écrasais de nouveau et perdis le souffle mais décidais de relever mes manches et de foncer, de me battre à nouveau ! Au mois d’août je partais pour Vancouver me ressourcer et trouver de nouvelles forces. J’en revins en bonne forme, prête pour le combat. Noël 2001-2002, j’ai des hauts et des bas constants. Janvier 2002, la douleur augmente de plus en plus ce qui n’est pas bon signe. Après une autre série de tests on m’apprend que j’ai une troisième lésion.
Mon médecin hésite beaucoup entre la chimio ou l’hormonothérapie par injection mais il finit par me donner l’hormonothérapie afin de me garder une bonne qualité de vie le plus longtemps possible. J’ai peur mais je me dis que la vie vaut la peine d’être vécue, je garde encore la foi et l’espoir. Je sais que seul un miracle pourrait me sauver mais j’ai l’espoir de prolonger ma vie afin d’avoir la chance de voir mes enfants grandir. Chaque moment, le break-dance de Mat. , Le Kin-Ball d’Alex., La graduation de Mat., Les petites sorties, les visites de mes ami(e)s etc. deviennent importants. Je vis la vie au jour le jour, chaque aube m’est très précieuse et je suis déterminée à profiter du temps qu’il me reste. En mars, nouvelle dépression car les douleurs ont beaucoup augmenté, je suis à bout de forces.
Je suis hospitalisée en urgence après avoir pris huit pilules d’un seul coup. Voulais-je en finir ou ne pouvais-je plus supporter mes souffrances ?.
On me prescrit de nouveaux médicaments. Le Dr Gates, en soins palliatifs, reprend mon dossier car mon oncologue n’est pas disponible. Il vit lui-même une très dure épreuve : le deuil de son fils de vingt-deux ans. J’aimais beaucoup la relation que j’entretenais avec lui il me manque.
4h00 du matin. Je ne peux plus dormir, je suis angoissée et j’ai mal. Ma main droite me donne des craintes. J’ai des picotements, des engourdissements, plus beaucoup de mobilité, et cela pendant des heures…
Je dois garder le moral. Même si ce n’est pas toujours facile, je ne baisse pas les bras. Aujourd’hui je reçois un traitement de radiothérapie, je dois avouer que je ne suis pas très brave mais Joy. et Denise vont m’accompagner…
Le traitement a débuté vers 2h30 de l’après-midi. Trente minutes après je vomissais, j’étais très faible. J’ai dû dormir 5 heures, je ne me sentais pas encore très forte. Tranquillement je reprends des forces, je recommence à bien manger. Maintenant reste à savoir si cela a fait une différence en ce qui concerne mes lésions. J’imagine que je le saurai d’ici quelques jours. C’est assez surprenant, mais cette fois la radiothérapie a été beaucoup moins difficile. Le lendemain j’étais déjà en meilleure forme et ma main n’était plus engourdie. J’imagine que le traitement m’a fait du bien et que mon système s’est habitué à toutes ces saletés. Je récupère beaucoup plus vite.
Un homme m’a donné la force de me battre.
À suivre… lol
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Commentaires |
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Une histoire d' amour de la vie qui est un bel exemple de courage! c' est très émouvant d' autant que j' ai eu une amie dans cette situation! L' écriture est fluide...